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La residence d'artiste

L'augmentation du nombre de dispositifs de résidence d'artistes et leur diversification correspondent à une évolution de la création artistique aujourd'hui. En investissant un espace de travail inhabituel, les artistes explorent un nouvel environnement qui décale leur point de vue, et se confrontent à un champ social différent qui permet une autre approche de leur activité créatrice.

 

Nous allons détaillé les mesures claire et de manière pragmatique  à destination des chefs d'entreprises pour :

  •   Conceptualiser leur projet,

  •   Entrer en contact avec un artiste,

  •   Savoir l'accueillir,

  •   Partager le projet avec leurs salariés,

  •   Diffuser le projet.

 

Cependant, loin de délivrer une recette, nous souhaitons transmettre un état d'esprit suggérant aussi que chaque résidence est une expérience unique à l'échelle de l'entreprise et de chacun des protagonistes.

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1 - Residence d'artiste en entreprise? 

Entraînées dans la dynamique industrielle, les entreprises sont en forte compétition sur leurs savoir-faire. Concurrence mondiale, récurrence des crises économiques, pression des enjeux sociaux et environnementaux, crise de sens : être les "meilleures" ne suffit plus, il leur faut se démarquer, innover, se singulariser, et modifier profondément leurs usages dans l'optique d'un développement durable. Dans cette recherche permanente de dépassement de soi, certaines entreprises manifestent une légitimité sur de nouveaux sujets, comme le devenir des territoires.

Des lors, accueillir un artiste en résidence constitue une opportunité pour se questionner, casser ses certitudes comme ralentir et sortir de la routine.

En effet, l'artiste ne prend jamais le plus court chemin ; il explore, bifurque, enjambe. Il ne prend rien pour acquis : au contraire, il questionne. Pour lui, le recul et la distanciation sont des nécessités.

 

L'entreprise, lieu de production normée en quête de singularité

 

L'entreprise, à l'opposé de la production d'œuvres, est avant tout à la recherche de la rentabilité de son offre de biens ou de services. Alors que nombre d'artistes adoptent une posture entrepreneuriale, entreprises et artistes peuvent apparaitre divergents.

L'artiste contemporain se défie de la reproduction (à moins qu'il en joue), il est imprévisible, il produit de la rareté, des exemplaires uniques, il détourne, il surprend.

L'entreprise adapte le plus précisément son offre aux besoins, elle cherche à développer un outil le plus fonctionnel, le plus prévisible, le plus normé possible. L'entreprise ne produit ni gratuitement ni à perte ni pour le plaisir du geste. L'invention de l'obsolescence programmée caractérise bien sa logique commerciale et "saisonnière". Aujourd'hui, les entreprises sont tentées par la créativité et peut-être le fantasme de l'objet de consommation iconique, intemporel : créer l'objet ou la marque hors d'âge pouvant être muséifié... Certaines productions économiques sont naturellement proches de cette quête telles les industries du luxe, avec la haute couture, les parfums ou le vin.

A leur tête, groupes économiques et/ou dirigeants sont souvent de très actifs mécènes et collectionneurs.

 

L'atelier de l'artiste et la production d'œuvres

 

L'atelier d'artiste n'est pas un lieu de travail comme un autre. Il véhicule, par ses liens avec lá création, une dimension fortement symbolique. On constate d'ailleurs à quel point les artistes ont, de tout temps, forgé un imaginaire autour de l'atelier en le représentant de manière théâtralisée renforçant ainsi sa dimension symbolique.

L'atelier évolue naturellement avec l'histoire de l'art. Il est étroitement lié au sacré au Moyen-Âge quand l'art se confond à l'artisanat. Plus tard, il devient un lieu de transmission et de reconnaissance, organisé autour d'un maitre dans un système fortement hiérarchique.

 

Au XXe siècle, progressivement, l'atelier se conceptualise. Andy Warhol en fait la matrice de son œuvre. Il nomme son atelier Factory et l'ouvre au public. Paradoxalement, plutôt que de le chasser, l'art y prospère car s'y presse un milieu underground et branché que Warhol invite à une création collective informelle.

Aujourd'hui, ateliers d'artistes, studios, ateliers logement, sont devenus un enjeu de territoire pour les villes qui intègrent la dimension culturelle dans le développement de leur attractivité.

 

Dans cette même logique, l'artiste cherche des opportunités pour délocaliser temporairement son atelier, à travers des résidences, la mobilité étant devenue une dimension essentielle de sa reconnaissance.

 

Pour certains artistes de notoriété mondiale ou dont la production est monumentale, l'atelier est devenu un lieu de production comme un autre, où l'on travaille en équipe comme dans une entreprise.

 

Encore maintenant, l'espoir semble réel de percer les mystères de la création artistique en pénétrant l'atelier d'un artiste, cet espace intime, comme si sa vie intérieure y était accessible.

 

Comme dans une chasse au trésor, l'amateur s'émoustille d'y dénicher une œuvre nouvelle, et de participer à sa reconnaissance avant le marché ou l'institution.

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2 - La résidence, une occasion de regarder autrement

Le dispositif que nous proposons d'explorer n'est pas le simple déplacement d'un espace de travail. La résidence d'artiste en entreprise est une rencontre entre un corps social, l'entreprise, et une singularité, l'artiste ; une rencontre entre une activité commerciale et une recherche intellectuelle et artistique.

 

Ce temps de recherche est l'occasion partagée, pour l'artiste, comme pour l'entreprise, d'une analyse différente de la réalité, du fait du changement de lieu de travail pour l'artiste, et de l'intrusion d'un artiste dans son espace de travail pour l'entreprise. Une résidence a lieu sur un temps relativement long car des temps de recherche sont essentiels pour les artistes. Ils constituent ainsi le terreau de nouveaux projets.

Dans ce contexte, il devient possible pour l'entreprise de s'interroger sur sa raison d'être, au delà de sa définition fonctionnelle. La quête de sens de l'artiste est un support dont l'entreprise doit s'emparer avec bienveillance. Dès lors, il est clair qu'il serait regrettable d'assigner au projet des objectifs de communication au risque de mettre en péril la sincérité du projet.

 

Par son approche forcément distanciée du contexte social, politique, sociologique, économique où se passe la résidence l'artiste nous éclaire différemment. Ses interventions, la mise en débat et la présentation de son œuvre représentent une ouverture humaine et intellectuelle riche.

 

QUELQUES QUESTIONS À SE POSER :

  • Quelles motivations me poussent, moi chef d'entreprise, à vouloir accueillir et développer un projet avec un artiste ?

  • Les intentions de l'artiste sont-elles compatibles avec les contraintes de mon entreprise ?

  • Quelles conditions réunir pour la mise en œuvre d'une résidence dans mon entreprise ?

 

A - LES USAGES DE L'ATELIER D'ARTISTE

L'atelier est un espace de travail, autant physique que mental. C'est pourquoi malgré la place que prennent les œuvres numériques dans l'art contemporain les artistes restent attachés à cette sédentarité.

 

L'atelier est un espace de rencontre où l'artiste présente un travail en cours aux professionnels (galeristes, institutionnels, commissaires d'exposition) mais aussi occasionnellement aux amateurs (ouvertures d'ateliers) et aux collectionneurs.

L'atelier est un espace de stockage où l'artiste conserve ses œuvres quand il n'est pas représenté par une galerie.

 

B - LA FONCTION DES ŒUVRES D'ART

Les œuvres d'art n'ont aucune fonction autre que produire du sens. L'art contemporain hérite du geste fondateur de Duchamp qui crée le ready-made. Avec lui, des objets d'usage comme un porte-bouteille ou un urinoir prennent une valeur esthétique. C'est parce qu'il en écarte l'usage, la fonction potentielle, en les exposant, qu'il crée ce renversement de statut.

 

C - LA NATURE DES ŒUVRES D'ART

 

Les œuvres d'art sont immortelles. Elles sont conçues pour survivre à l'artiste et transcender les époques.

L'art contemporain transgresse pourtant ce postulat en produisant des œuvres avec des matériaux périssables, des all-overs, des œuvres contextuelles éphémères, etc. Cette tendance explique aussi la place de la documentation dans la reconnaissance d'un travail artistique.

3 - Quelques préalables

La motivation de part et d'autre : 

 

De manière générale, quand les artistes se tournent vers les entreprises ils ont déjà en tête un projet bien précis pour lequel ils sont à la recherche d'un savoir-faire. Leur demande tantôt ultra pointue tantôt déconnectée de la réalité exige souvent des entreprises de dépasser ou détourner ses propres usages et techniques.

 

Plus rares sont les artistes à développer un travail qui interroge le monde même de l'entreprise. Précieuses sont alors pour eux les occasions de résidence, dispositif ouvert sur l'écosystème de l'entreprise.

 

Dans tous les cas les entreprises sont perçues, à juste titre, par les artistes comme des lieux clos, inaccessibles qu'ils redoutent autant qu'ils fantasment, en tous les cas observent avec fascination.

 

Développer une véritable intuition vis-à-vis des artistes permet de comprendre dans quelle logique ils s'inscrivent : immersion ou expérimentation. Il est donc important de bien en discuter en amont pour donner à la résidence une finalité partagée.

 

L'artiste n'a pas comme fonction de combler les éventuelles lacunes en communication de l'entreprise ou encore de résoudre des problématiques internes ; pire, il en sera certainement le révélateur. Avoir des attentes réalistes permettra d'éviter les désillusions.

En revanche, si l'expérience est réellement partagée, elle aboutira forcément à un projet commun. Alors, indirectement, la résidence permettra, éventuellement, de désamorcer des problématiques RH ou de management, et contribuera à l'image de l'entreprise en externe.

 

Prendre le temps de se connaître : 

 

Que la rencontre ait lieu à l'initiative de l'artiste, de manière fortuite ou encore informelle, il semble primordial de le rencontrer sur le lieu de sa production. Visiter son atelier, prendre connaissance de son actualité (expositions en cours ou à venir, catalogues) permet d'approcher son univers, son travail, et ses engagements. Malgré ses multiples contraintes et la gestion serrée de son emploi du temps, le chef d'entreprise, en acceptant ces préliminaires, maitrisera mieux le projet et répondra plus aisément aux questions de ses collaborateurs.

 

Si l'entreprise fait appel à un prestataire ou à un intermédiaire pour assurer ce lien, mieux vaut ne pas tout lui déléguer, car il est nécessaire d'établir une relation directe et de confiance avec l'artiste pour favoriser l'élaboration d'un projet.

 

Expliquer, informer, prévenir, communiquer... Le reste appartient ensuite à la rencontre. Ce qui est vrai pour le chef d'entreprise l'est aussi pour les salariés.

 

De la bouche des artistes, l'essentiel d'une résidence se passe dans les interstices, les à-côtés, les temps de pause, l'informel.

Lintérêt des salariés pour l'art et la culture est variable et certains ne souhaitent pas s'impliquer sur un temps ou un sujet extraprofessionnel. Il est important de considérer ce paramètre. Certains salariés peuvent d'ailleurs s'ouvrir à l'art à cette occasion. Pour éveiller leur curiosité, vous pourrez réfléchir avec l'artiste à des ateliers de pratique.

 

De la même manière, alors que certains artistes préfèrent l'observation, d'autres ont besoin de comprendre dans le détail une activité, voire de manipuler les outils de production de l'entreprise.

 

L'intérêt, l'approbation, la conviction du chef d'entreprise pour le projet est la première étape du processus. Toutefois la résidence ne doit pas être imposée par la hiérarchie car elle perdrait tout son intérêt par manque de spontanéité, voire mettrait en péril le projet.

Il est donc important de trouver un médiateur ou un ambassadeur pour le projet.

Il s'avère aussi indispensable de "déminer" certains sujets en amont afin d'éviter les incompréhensions (coût de la résidence, pertinence).

4 - Poser les bases d'un engagement réciproque

Une résidence d'artiste nait d'une rencontre humaine et intellectuelle. En d'autres termes, artiste et chef d'entreprise doivent être convaincus de l'intérêt de cette alliance, mais ils doivent aussi se questionner sur la compatibilité de leurs points de vue afin de bien partager l'engagement. En effet, la cohérence entre le projet artistique et l'environnement interne et externe de l'entreprise est la clé du succès. L'articulation entre les deux doit être absolument assurée en amont de la transmission du projet aux salariés.

Plus la direction de l'entreprise sera convaincue de la pertinence du projet, mieux il sera compris, partagé et vécu par ses salariés. Un bon "feeling" au départ permet à un projet d'aller jusqu'au bout.

 

S'engager dans un projet partagé, ce n'est pas en garantir le contenu, mais en poser précisément les limites pour pouvoir se lancer en laissant les choses se faire naturellement. Il est donc indispensable de connaître les intentions de l'artiste et d'être clair sur les contraintes liées à l'entreprise (sécurité, confidentialité, tensions sociales, etc.).

 

Pour autant, accepter de ne pas avoir la maîtrise totale c'est permettre à l'artiste d'exercer sa liberté de création et générer une réelle rencontre.

Il ne faut pas perdre de vue que la résidence est déjà pour l'artiste un exercice sous contrainte qui, si elle lui permet de réfléchir différemment, ne doit pas être oppressive.

Pour l'artiste, quelle qu'en soit la perception par les salariés postés, la résidence n'est pas un temps récréatif, il s'agit d'un travail.

5 - S'interroger sur la finalité de la résidence

Une résidence d'artiste nait d'une rencontre humaine et intellectuelle. En d'autres termes, artiste et chef d'entreprise doivent être convaincus de l'intérêt de cette alliance, mais ils doivent aussi se questionner sur la compatibilité de leurs points de vue afin de bien partager l'engagement. En effet, la cohérence entre le projet artistique et l'environnement interne et externe de l'entreprise est la clé du succès. L'articulation entre les deux doit être absolument assurée en amont de la transmission du projet aux salariés.

Plus la direction de l'entreprise sera convaincue de la pertinence du projet, mieux il sera compris, partagé et vécu par ses salariés. Un bon "feeling" au départ permet à un projet d'aller jusqu'au bout.

 

S'engager dans un projet partagé, ce n'est pas en garantir le contenu, mais en poser précisément les limites pour pouvoir se lancer en laissant les choses se faire naturellement. Il est donc indispensable de connaître les intentions de l'artiste et d'être clair sur les contraintes liées à l'entreprise (sécurité, confidentialité, tensions sociales, etc.).

 

Pour autant, accepter de ne pas avoir la maîtrise totale c'est permettre à l'artiste d'exercer sa liberté de création et générer une réelle rencontre.

Il ne faut pas perdre de vue que la résidence est déjà pour l'artiste un exercice sous contrainte qui, si elle lui permet de réfléchir différemment, ne doit pas être oppressive.

Pour l'artiste, quelle qu'en soit la perception par les salariés postés, la résidence n'est pas un temps récréatif, il s'agit d'un travail.

Le théâtre des opérations

 

6 - Carte blanche ?

LE CADRE DE LA COLLABORATION POSÉ, NOUS POUVONS NOUS INTERROGER SUR LA NATURE DE LA RÉSIDENCE.

 

  •  A-t-on envie de se laisser surprendre ? 

  • S'agit-il d une carte blanche qui permettra à l'artiste dans ce contexte particulier d'explorer des réponses artistiques nouvelles ?

  • Lui demande-t-on de s'inspirer du contexte de l'entreprise ?

  • L'entreprise propose-t-elle à l'artiste de se pencher sur une problématique stratégique ?

Dans tous les cas, il ne s'agit pas d'une commande. L'artiste reste libre de sa recherche et des œuvres qu'il va créer.

7 - L'amorçage

Le désir partagé de mener une résidence s'appuie à ce stade sur une capacité à faire des connexions, à se projeter dans ce qui peut fructifier. Un point de départ, le début d'une écriture amorceront la résidence.

 

Pour une première, l'entreprise gagnera à se lancer dans un projet modeste afin de se confronter à l'expérience et de mieux appréhender toutes les dimensions du processus de résidence : accueil, partage, diffusion.

8 - L'accompagnement

Pour être fructueuse, la résidence doit ménager à l'artiste un temps de recherche dans lequel il est totalement libre. Malgré les apparences, l'artiste est de toute manière sous contrainte.

Il arrive qu'il soit pris à parti par des salariés revendicateurs, une position très inconfortable.

 

Aussi, le rôle du médiateur est-il très important : c'est lui qui "décode" pour l'artiste et pour l'entreprise. Il sait présenter et introduire l'artiste, il sera son soutien sur le site pour faciliter ses recherches. En même temps, il accompagne l'entreprise dans cette expérience et devient un précieux feedback. Mais il est parfois difficile d'être des deux côtés à la fois.

 

Le chef d'entreprise peut imposer des rendez-vous à ses salariés qui restent libres d'adhérer ou non au projet, bien évidemment. Cependant, cela ne doit pas dispenser l'entreprise de se demander et d'expliquer pourquoi elle se lance dans une résidence, quel sens elle lui donne, afin de "semer durablement"

 

Le principe participatif, séduisant de prime abord, est à double tranchant en entreprise. D'une part, il faut du temps pour instaurer dialogue, échange, "se lâcher" et s'amuser, d'autre part avoir bien conscience que certains salariés craignent de donner une mauvaise image d'eux à leur entreprise. Ils ont de ce fait tendance à emboîter le pas des autres, de leur hiérarchie, avant de se lancer.

9 - La restitution

Le partage avec les salariés au moment de la restitution du projet n'est-il pas plus important que la participation active au projet ? Il est en effet difficile, voire délicat, d'investir les salariés dans la production de l'œuvre elle-même.

 

Que la résidence soit dévolue à une recherche sans obligation de production, ou que l'enjeu soit la production d'œuvres nouvelles, toute résidence doit donner lieu à un rendez-vous avec l'artiste et tous les collaborateurs pour un retour d'expérience à la fin de la résidence.

 

Au final, la restitution s'envisage au cas par cas selon le désir de l'entreprise de communiquer ou non dans son milieu professionnel sur sa démarche. Le budget nécessaire à la diffusion de l'œuvre est donc variable selon le projet. Certaines entreprises fortement engagées dans l'accompagnement des artistes à travers le mécénat ou le développement d'une collection offrent aux artistes la possibilité de diffuser leurs œuvres dans des conditions professionnelles.

 

De la même manière, une édition est un support intéressant pour accompagner le projet. Outre sa fonction documentaire qui laissera une trace du projet, son développement peut devenir, selon les moyens alloués, un véritable outil pour l'artiste.

 

Au cours de la résidence, rassembler toute sorte de contenus : témoignages, documentation photographique du travail en cours, des rendez-vous conviviaux, des restitutions, de la présentation au public le cas échéant.

En matière éditoriale, tout peut s'imaginer : interviews de l'artiste, du chef d'entreprise, de salariés impliqués, texte critique, etc.

De même les supports web, blog, intranet, réseaux sociaux sont des relais utiles selon l'écho recherché. Attention, vous devez respecter les droits d'auteurs et avoir le consentement de l'artiste pour reproduire les œuvres.

Conclusion

La résidence est un processus qui résiste à la compréhension immédiate et univoque.

Si chefs d'entreprises, salariés et artistes se figent dans des postures de principe, il y a peu de chance qu'advienne quelque chose de nouveau.

 

En revanche, accepter de ne pas tout maîtriser, d'être pris à rebrousse-poil, c'est ouvrir la porte à une expérience unique, dont le plus grand risque est de perdre ses certitudes.

La lecture de l'artiste permet à chacun un propre questionnement sur sa raison d'être là, la raison de produire et la manière de le faire.

Cette quête de sens est un chemin personnel qui engage chacun dans sa relation intime avec l'art.

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